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Combien d’eau devez-vous prévoir ?
Depuis le 1er juillet 2025, l’obligation n’est plus seulement de fournir de l’eau potable : elle doit être fraîche, et en quantité suffisante. Voici ce que cela représente sur votre site.
Le plancher de 3 litres par jour et par travailleur est réglementaire. Les autres volumes sont des ordres de grandeur physiologiques, destinés à dimensionner un équipement, pas à établir une conformité. Version des hypothèses : 2026-08d.
Ce qu’impose le décret du 27 mai 2025
Le décret no 2025-482 du 27 mai 2025, relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur, est entré en vigueur le 1er juillet 2025. Il modifie une obligation qui existait depuis longtemps mais restait vague.
Trois changements concrets pour l’employeur.
L’eau doit être fraîche, et plus seulement potable. Le mot a été ajouté à l’article R4225-2. Ce n’est pas un détail rédactionnel : un point d’eau tiède ne satisfait plus l’obligation.
Un moyen de maintenir l’eau au frais doit être prévu tout au long de la journée de travail, en particulier pour les postes en extérieur. L’obligation porte donc sur un équipement, pas seulement sur une mise à disposition ponctuelle.
Un plancher chiffré apparaît. Pour les travaux effectués à l’extérieur ou dans des locaux non climatisés en période de chaleur, la quantité ne peut être inférieure à3 litres par jour et par travailleur. C’est le premier volume chiffré du Code du travail sur ce sujet.
Le déclenchement s’appuie sur la vigilance météorologique publiée par Météo-France, jaune, orange ou rouge pour canicule, et non sur une température relevée dans les locaux. C’est la vigilance en vigueur sur votre département qui fait foi.
Comment ce calcul fonctionne
Nous partons d’une base physiologique liée à l’intensité de l’effort : environ 1 litre par jour pour un poste sédentaire, 1,8 litre pour un effort modéré, 2,6 litres pour un effort soutenu ou du port de charges. À cela s’ajoute un supplément d’environ 0,12 litre par degré au-dessus de 25 °C.
Le résultat est ensuite comparé au plancher réglementaire de 3 litres. Si votre situation relève de ce plancher, extérieur ou locaux non climatisés en période de chaleur, c’est le plancher qui s’applique, même lorsque le calcul physiologique donne moins.
Questions fréquentes
Combien de litres d’eau l’employeur doit-il fournir par jour et par salarié ?
Depuis le décret du 27 mai 2025, entré en vigueur le 1er juillet 2025, la quantité ne peut pas être inférieure à 3 litres par jour et par travailleur pour les travaux effectués à l’extérieur ou dans des locaux non climatisés en période de chaleur. En dehors de ces situations, le Code du travail impose de l’eau potable et fraîche sans fixer de volume chiffré.
Que change exactement le décret chaleur de 2025 ?
Il ajoute le mot « fraîche » à l’obligation de l’article R4225-2, impose de maintenir l’eau au frais tout au long de la journée, notamment pour les postes en extérieur, et fixe le plancher de 3 litres par jour et par travailleur en épisode de chaleur intense pour l’extérieur et les locaux non climatisés.
À partir de quelle température parle-t-on d’épisode de chaleur intense ?
Le déclenchement s’appuie sur la vigilance météorologique jaune, orange ou rouge pour canicule publiée par Météo-France, et non sur un seuil de température lu dans les locaux. L’employeur doit donc suivre la vigilance en vigueur sur son département.
L’eau du robinet suffit-elle à satisfaire l’obligation ?
Elle satisfait la potabilité mais rarement la fraîcheur et l’accessibilité. Un robinet de sanitaires ne constitue pas un point de boisson, et rien n’y maintient l’eau au frais. C’est précisément le rôle d’une fontaine réfrigérée raccordée au réseau.
Faut-il fournir des bouteilles individuelles ?
Non, rien ne l’impose. Ce qui est imposé, c’est la mise à disposition d’eau potable et fraîche en quantité suffisante, et un moyen de la maintenir au frais. Une fontaine et des contenants réutilisables y répondent, sans créer le volume de déchets d’une distribution de bouteilles.
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